Dans la seconde moitié du XVIIe siècle, le souvenir de l’érudit aixois Nicolas-Claude Fabri de Peiresc (1580-1637) est encore bien vivant dans les travaux des antiquaires français. Une grande partie de ses manuscrits, conservés dans les années 1670 à Aix chez son héritier et différents collectionneurs, est l’une des raisons du passage de nombreux curieux et savants dans cette ville. Jacob Spon (1647-1685) en est un exemple, puisqu’il retira des manuscrits et de la correspondance du « Prince des curieux »[1] matière à étude pour les inscriptions et les objets antiques, reprise avec profit dans ses publications.

