Capture Miscellanea page 50

« Ex Schedis Peyreskii ». L’emploi des papiers de Nicolas-Claude Fabri de Peiresc dans les œuvres de Jacob Spon

Dans la seconde moitié du XVIIe siècle, le souvenir de l’érudit aixois Nicolas-Claude Fabri de Peiresc (1580-1637) est encore bien vivant dans les travaux des antiquaires français. Une grande partie de ses manuscrits, conservés dans les années 1670 à Aix chez son héritier et différents collectionneurs, est l’une des raisons du passage de nombreux curieux et savants dans cette ville. Jacob Spon (1647-1685) en est un exemple, puisqu’il retira des manuscrits et de la correspondance du « Prince des curieux »[1] matière à étude pour les inscriptions et les objets antiques, reprise avec profit dans ses publications.

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Jean Mabillon et Michel Germain en Italie : leur difficile relation avec deux jeunes voyageurs parisiens

A travers la lecture de lettres et de recherches sur l’activité de Charles Patin (1633-1693) à Padoue, je suis tombé sur la relation “animée” de deux savants bénédictins Dom Jean Mabillon (1632-1707) et Dom Michel Germain (1645-1694) avec deux jeunes mondains Louis Ignace Patin et François Guéniot dont ils avaient la responsabilité lors de leur voyage en Italie. Les bénédictins s’y rendent pour accumuler de nouveaux savoirs en parcourant les plus belles bibliothèques et en fréquentant les plus brillants savants de la Péninsule, les jeunes parisiens y vont pour un voyage de formation qui est aussi une expérience mondaine. Cette divergence d’objectifs est source de tensions entre les voyageurs.

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Les péchés de l’antiquaire

Le Singe antiquaire (vers 1726, par Jean Siméon Chardin, musée du Louvre. On put y voir une critique de la curiosité des médailles. Le fétichisme du médailliste entouré de ses pièces et de ses livres.

Le Singe antiquaire (vers 1726), par Jean Siméon Chardin, musée du Louvre. On put y voir une critique de la curiosité des médailles. Le fétichisme du médailliste entouré de ses planches et de ses livres.

« La curiosité est un vilain défaut. » dit le proverbe populaire. Elle l’est, en effet à l’époque moderne pour un certain nombre de philosophes, de moralistes et de théologiens. Jean de La Bruyère (1645-1696) en donne une définition admise par ses contemporains dans Les Caractères : « La curiosité n’est pas un goût pour ce qui est bon ou ce qui est beau, mais pour ce qui est rare, unique, pour ce qu’on a et ce que les autres n’ont point. »[1]

La curiosité au XVIIe siècle est un goût pour l’unique et la rareté, mais une rareté de valeur : elle est associée au collectionnisme par l’étude d’objets naturels ou artéfactuels rares. Qu’il s’agisse d’artefacts antiques ou de tulipes, elle reste du domaine de la distraction érudite. Mais cette distraction peut dériver en une passion dévorant l’esprit des curieux.

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Jacob Spon, John Lederer, et la médecine des Indiens de Virginie

Médecin de profession, Jacob Spon fut intéressé par l’expérimentation de nouveaux remèdes. Bien que fidèle aux thèses hippocrato-galéniques, il publia d’ailleurs un ouvrage sur les Aphorismes d’Hippocrate[1], Il innovait par l’application sur ses patients et sur lui-même de ses propres potions.

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De nouvelles pistes sur la postérité des oeuvres manuscrites de Jacob Spon

Vincent Minutoli, dans sa lettre à Pierre Bayle datée du 15 février 1686[1], avait listé les œuvres laissées par Jacob Spon dans son cabinet lors de son exil en septembre 1685.

Parmi ces œuvres manuscrites, figuraient des Vies sur le modèle des Vies parallèles de Plutarque. Nous l’avons vu, son neveu, Gabriel Dumont (1680-1748) avait publié une de celles-ci, celle de Scipion l’Africain, dans le journal Histoire critique de la République des Lettres en 1717. Quelques références à des manuscrits indiqués par Vincent Minutoli confirment que d’autres textes ont été conservés à la mort de Jacob Spon par ses amis.

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